06
Jan
10

L’impossible au quotidien.

Que dire? Il y a encore quelques personnes qui passent par-ici, quelle patience!

C’est la rentrée, les vacances se sont bien passées, j’aborde la phase finale du semestre: examens. Ô joie!

Il y a une ou deux idées qui lentement, dans leur intimité, mûrissent. On verra bien. Ma résolution pour la dernière année de la décennie (plus le monde va mal, mieux je me porte, mes excuses) est de ne plus tomber dans le piège du stress et de la pression inutiles. Faire ce qu’il y a à faire, d’accord. Mais aussi plaisir de vivre. Parce qu’il faut bien le dire, la vie est une calamité. Les pierres, les plaques tectoniques ont atteint leur nirvana. Pour notre part, organismes vivants, et qui plus est malheureusement dotés d’une conscience (ah, s’observer vivre, quand même, quel privilège!), nous traînons encore notre carcasse dans ce monde du désir. Notre souffrance. Notre joie.

Partant de cet état de fait, que je ne saurais changer, il importe de désirer. Et comme souvent, il n’est pas possible de satisfaire ces désirs, alors sublimons! S’il est vrai que la culture est une caractéristique importante des homosimiesques, il est bon, jouissif et utile de résister au sournois marketing qui, tel l’église de scientologie, s’y entend pour vider notre portemonnaie, mais aussi notre énergie libidinale, ce qui est autrement plus grave.

Oui, j’ai passé du temps chez Ars Industrialis et Bernard Stiegler, so what?

Comme le but de ce blog, le 3e en une année, tout de même 🙂 , est de durer, raison de plus pour fuir la pression. De plus, je constate qu’il m’arrive quelque chose de… de chouette. Si, si! L’étape suivante en quelque sorte. Je me réincarne. Oui. Et le monde dans mes yeux. Tout redevient corps, odeurs, sensations (c’est sensationnel!), texture… et les idées tombent, comme des peaux sèches. Pas toutes les idées, seulement les idées dont on brandi l’abstraction pour se défendre de la vie. C’est compréhensible, mais pas la bonne méthode. Y en a-t-il une de bonne méthode? Je ne le sais pas. Nager à contre-courant, c’est bon pour les saumons, et je ne suis pas un saumon. Alors je descends le fleuve, bateau ivre sans bateau, mais ivre, oui.

Cette réincarnation (et je me souviens de ma vie juste antérieure 🙂 ) se met peu à peu à humidifier la poudre de mon bâton à encre. Ça ouvre des possibles féconds. Je vais devoir aider un peu. C’est peut-être ça le possible qui s’ouvre. Et justement, tout à l’heure en marchant sous le soleil-scalpel d’hiver, je me suis rendu compte que l’impossible est là, le possible n’est qu’un impossible en acte.

Bref, j’ai passé une bonne année 2009. Je te souhaite une excellente année 2010! Et en route pour de nouvelles aventures!

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2 Responses to “L’impossible au quotidien.”


  1. 06/01/2010 à 17:29

    Que 2010 soit donc l’année de l’éclosion éruptive !
    A force que tout ça murisse, fermente, mijote, couve, à un moment il va bien falloir que ça pète!

  2. 06/01/2010 à 17:52

    Hello!

    Bien l’bonjour chez vous! « Éclosion éruptive »… j’aime bien ce mix, une sorte de bourgeonnement volcanique. Sous la neige, c’est déjà le printemps à l’horizon 🙂


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